Les métiers techniques du bâtiment — électricité, CVC (chauffage, ventilation, climatisation), plomberie, courants faibles — vivent une vague de consolidation portée par les grands groupes de services à l'énergie, les plateformes adossées à des fonds et les ETI régionales. La demande d'acquisition excède largement l'offre d'entreprises de qualité.
Combien vaut une entreprise d'électricité ou de CVC ?
Les multiples se situent généralement entre 4 et 6 fois l'EBE retraité, au-dessus du bâtiment traditionnel, grâce à :
- La part de maintenance et de contrats récurrents : un portefeuille de contrats d'entretien (P2/P3, dépannage) se paie nettement mieux que du chantier pur ;
- La main-d'œuvre qualifiée : les acquéreurs achètent d'abord des équipes — effectifs stables, faible turnover et capacité de recrutement sont des arguments de prix ;
- Les qualifications : Qualifelec, Qualibat, RGE, habilitations spécifiques (IRVE, photovoltaïque) ouvrent des marchés et se valorisent ;
- Le positionnement énergie : bornes de recharge, pompes à chaleur, GTB, autoconsommation — les segments de la transition tirent les valorisations.
Ce que les acquéreurs regardent en priorité
- Le carnet de commandes et sa marge : volume, mais surtout qualité du chiffrage — les chantiers pris à perte se découvrent en due diligence ;
- La dépendance aux donneurs d'ordre : promoteurs, majors du BTP, marchés publics — la diversification rassure ;
- La structure de BFR : situations de travaux, retenues de garantie, délais de paiement ;
- Les litiges et garanties : décennale, réserves, sinistralité — préparez les justificatifs dans la data room ;
- Votre rôle : un dirigeant qui chiffre tout lui-même devra accompagner longtemps ; un bureau d'études autonome accélère la vente.
Le déroulé d'une cession dans le secteur
Le schéma classique : valorisation et information memorandum, approche confidentielle des consolidateurs et des fonds sectoriels, mise en concurrence, lettre d'intention, due diligence technique et financière, puis protocole de cession avec garantie d'actif et de passif. Comptez 9 à 15 mois. Les consolidateurs proposent souvent un réinvestissement minoritaire au dirigeant — une seconde plus-value potentielle à étudier.




