Marché de la cession BTP
Le secteur du BTP en France compte plus de 400 000 entreprises, dont une immense majorité de TPE/PME. La consolidation s'accélère : les groupes comme Vinci, Bouygues, Eiffage et les ETI régionales achètent des PME pour sécuriser des compétences, des marchés publics et une main-d'œuvre qualifiée de plus en plus rare.
Valorisation d'une PME BTP
Multiples de référence
- Généraliste BTP : 3,5-5x EBITDA
- Spécialiste (désamiantage, énergie, fibre) : 5-7x EBITDA (premium technique)
- Travaux publics / marchés publics : 4-6x (carnet de commandes récurrent)
Facteurs spécifiques de valorisation
- Carnet de commandes : visibilité sur 6-12 mois = rassure l'acquéreur
- Matériel et parc machines : actifs réels mais attention à l'obsoléscence et au CAPEX de remplacement
- Qualifications et certifications : Qualibat, RGE, etc. = barrières à l'entrée = valeur
- Main-d'œuvre qualifiée : la pénurie de compétences rend les équipes stables très valorisées
Points de vigilance pour le cédant
- Sinistres et garanties décennales : le passif potentiel lié aux garanties décennales est un enjeu majeur de la GAP
- Sécurité et conformité : accidents de travail, respect des normes = risque réputationnel et financier
- Dépendance aux marchés publics : si >50% du CA dépend des marchés publics, le renouvellement est un risque
- Propriété vs location du matériel : impact direct sur la valeur d'entreprise et la dette nette
FAQ
Les entreprises BTP sont-elles difficiles à vendre ?
Non, le marché est actif. Mais la préparation est cruciale : retraitements de charges du dirigeant, valorisation du matériel, documentation des chantiers en cours et des garanties décennales. Un processus bien mené génère de la concurrence entre acquéreurs.
Faut-il vendre les murs avec l'entreprise ?
Pas nécessairement. Beaucoup de dirigeants BTP conservent l'immobilier (dépôt, ateliers) dans une SCI et le louent à l'acquéreur. Cela génère un revenu locatif pérenne post-cession.






