Qu'est-ce que le goodwill ?
Le goodwill (ou survaleur, ou écart d'acquisition) est la différence entre le prix d'acquisition d'une entreprise et la juste valeur de ses actifs nets identifiables. En d'autres termes, c'est ce que l'acquéreur paie « en plus » de la valeur comptable des actifs tangibles et intangibles identifiés.
Comment se calcule le goodwill ?
La formule est simple :
Goodwill = Prix d'acquisition – Actif net réévalué
Par exemple, si une entreprise est acquise pour 5 millions d'euros et que ses actifs nets réévalués valent 3 millions, le goodwill est de 2 millions d'euros.
Que représente concrètement le goodwill ?
Le goodwill reflète des éléments intangibles qui ne figurent pas au bilan mais qui ont une valeur réelle :
- La clientèle fidèle et les relations commerciales établies
- La notoriété de la marque et la réputation
- Le savoir-faire des équipes et les processus propriétaires
- Les synergies attendues par l'acquéreur
- Le positionnement stratégique sur le marché
Goodwill et PME : cas pratique
Pour une PME valorisée entre 1 et 30 millions d'euros, le goodwill peut représenter une part significative du prix. Un cabinet de conseil avec peu d'actifs tangibles mais une forte clientèle récurrente aura un goodwill élevé. À l'inverse, une entreprise industrielle avec beaucoup de machines aura un goodwill plus faible en proportion.
Traitement comptable du goodwill
En normes françaises (PCG), le goodwill est amorti sur une durée reflétant les hypothèses retenues. En normes IFRS, il n'est pas amorti mais fait l'objet d'un test de dépréciation annuel (impairment test). Cette différence peut impacter significativement les comptes post-acquisition.
À retenir pour le dirigeant
Un goodwill élevé n'est pas nécessairement un mauvais signe : il traduit souvent la qualité des actifs immatériels de l'entreprise. Cependant, il doit être justifié par des perspectives de rentabilité solides. Lors d'une cession, comprendre le goodwill aide à mieux négocier et défendre son prix de vente.





