Principe de la méthode DCF
La méthode DCF repose sur un principe financier fondamental : un euro demain vaut moins qu'un euro aujourd'hui. Elle consiste donc à projeter les flux de trésorerie futurs de l'entreprise, puis à les ramener à leur valeur actuelle en appliquant un taux d'actualisation.
Les étapes du calcul DCF
Le processus se décompose en 4 étapes :
- Étape 1 : Élaborer un business plan sur 5 à 7 ans avec des projections de chiffre d'affaires, marges et investissements
- Étape 2 : Calculer les free cash flows (FCF) annuels projetés
- Étape 3 : Déterminer la valeur terminale (souvent via la formule de Gordon-Shapiro)
- Étape 4 : Actualiser l'ensemble au WACC (coût moyen pondéré du capital)
Le taux d'actualisation (WACC)
Le WACC reflète le risque de l'investissement. Pour les PME, il se situe généralement entre 12% et 20%, bien plus élevé que pour les grandes entreprises cotées (7-10%). Ce taux élevé traduit :
- La dépendance au dirigeant
- La concentration du portefeuille clients
- Le manque de liquidité des titres
- La taille réduite de l'entreprise
Avantages et limites pour les PME
Avantages : méthode intrinsèque (indépendante du marché), prend en compte le potentiel futur, adaptée aux entreprises en croissance.
Limites : forte sensibilité aux hypothèses du business plan, difficulté à déterminer le WACC pour une PME non cotée, complexité de mise en œuvre.
DCF en pratique pour une cession de PME
En pratique, la DCF est rarement utilisée seule pour valoriser une PME. Elle est généralement combinée avec la méthode des multiples (EBE, EBITDA) et l'approche patrimoniale (ANR) pour obtenir une fourchette de valorisation. Les acquéreurs professionnels (fonds d'investissement) y accordent toutefois une importance particulière.





