Définition
La décote d'illiquidité est la réduction de valeur appliquée aux titres d'entreprises non cotées pour refléter l'impossibilité de les vendre rapidement et facilement sur un marché. Contrairement à une action cotée (vendable en secondes), céder des parts de PME prend des mois et implique des coûts de transaction significatifs.
Ordre de grandeur
La décote d'illiquidité pour les PME non cotées se situe généralement entre 15% et 35% selon les études académiques et la pratique des évaluateurs. Elle dépend de plusieurs facteurs :
- Taille de l'entreprise : plus la PME est petite, plus la décote est élevée
- Secteur : les secteurs attractifs (tech, santé) ont des décotes plus faibles
- Rentabilité : une entreprise très rentable attire plus de candidats
- Restrictions statutaires : clauses d'agrément, droits de préemption
Comment la décote s'applique
En pratique, la décote d'illiquidité est rarement appliquée explicitement dans les transactions de PME. Elle est plutôt intégrée implicitement dans les multiples de marché utilisés : les multiples observés pour les PME (4-7x EBITDA) sont déjà inférieurs à ceux des sociétés cotées comparables (8-12x EBITDA), reflétant entre autres cette illiquidité.
Comment réduire la décote
Pour minimiser l'impact de l'illiquidité sur votre valorisation :
- Processus concurrentiel : mettre plusieurs acquéreurs en concurrence crée de la liquidité artificielle
- Préparation de l'entreprise : une entreprise bien structurée, peu dépendante du dirigeant, est plus facile à vendre
- Croissance et taille : plus l'entreprise est grande, plus le marché d'acquéreurs potentiels est large
- Conseil M&A : un intermédiaire professionnel maximise le nombre de candidats et donc la liquidité
À retenir
La décote d'illiquidité est une réalité incontournable pour les PME non cotées. Mais elle n'est pas une fatalité : un processus de cession bien mené avec un conseil M&A professionnel permet de la réduire significativement en créant les conditions d'un marché concurrentiel pour vos titres.





